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Guillermo KOZLOWSKI

Non-innocence

Pendant une année nous avons travaillé avec cette notion dans notre atelier de pensée collective. Ce qui suit ne constitue pourtant pas un aboutissement, ni encore moins un résumé. Plutôt une tentative d’utiliser ce qui a été travaillé. Deux choix alors pour ce texte : d’une part commencer par une partie « pratique » comment ceci pourrait nous servir à quelque chose. Deuxièmement garder la forme d’un certain nombre de réflexions hétérogènes, qui ne s’emboîtent pas dans un raisonnement linéaire, simplement parce que c’est de cette manière que nous pensons.

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Le numérique : une revanche sur la tragédie des communs ?

Le numérique permet, du moins c’est son argument étendard, la mise en commun, le partage. L’affaire semble dès lors entendue, le numérique, en tout cas certaines pratiques dans le domaine, seraient l’antidote au mouvement d’enclosures (cloisonnement) des espaces communs commencé au XVIIème siècle.

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Les vieilles pédagogies des opprimés, numérique, algorithmes, et tout ça

Il faudrait certes être plus précis, mais peut-être pas tout de suite. Si « tout ça » est un amas confus alors partons de la confusion. Ce n’est pas un choix par défaut, la confusion est un bon point de départ car elle est réelle, plus que la plupart des différenciations beaucoup trop claires et artificielles qui sont proposées.

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La bureaucratie est une usine à fabriquer du commun

Bureaucratie, commun et travail social, ces trois termes résonnent de manière étrange. Chacun des termes porte un imaginaire énorme, parfois très lourd. Mais, ce qui au fond est la seule raison valable de s’en occuper : les dispositifs, les modes de penser, les imaginaires, la manière dont ils se télescopent, ont des conséquences dans les pratiques du travail social. Des conséquences qui portent à la fois sur une dévalorisation de certaines expériences et sur l’omniprésence de certaines pratiques.

Découvrez cette analyse dès maintenant dans la Revue Antipodes "Bureaucratiser pour mieux marchandiser" Expériences et points de vue pour un renforcement mutuel, n° 219, décembre 2017
Vers le site de ITECO.be

Le cauchemar d’un monde sans monstres

Les monstres doivent disparaître, dissous dans le savoir et la communication ; aller éventuellement se réfugier dans l’imaginaire, là où les savants de l’Église les ont poussé à partir de la fin du Moyen Âge. Vivoter dans un imaginaire dévalué, comme dans une sorte de réserve indienne, pour mieux prouver qu’ils n’existent pas vraiment.
Auparavant, dans les campagnes d’Europe et d’ailleurs, les monstres étaient une réalité, ils pouvaient être aussi bien adorés qu’honnis (souvent les deux à la fois). Les monstres agrègent autour d’eux, du moins dans notre imaginaire, des foules versatiles : tantôt des hordes haineuses, prêtes à lyncher des boucs émissaires ; tantôt une populace fascinée, prête à les suivre. Des paysans, avec des fourches, qui se demandent où ils vont les planter… Les monstres incarnaient la différence. Qu’est ce qu’un monde sans monstres alors ? Un monde respectueux des différences ? Faudrait voir…

Découvrez cette analyse dès maintenant en version papier dans le numéro 5-2017 de la Revue nouvelle : "Monstres"
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Le fonds de l’air est managérial

Néolibéralisme et management se renforcent l’un l’autre. Le management tire son efficacité d’un jeu sur la perception, par l’imposition de représentations « de sens commun ». Le néolibéralisme a une capacité à justifier ces représentations au travers de concepts théoriques. En retour, les concepts du néolibéralisme prennent corps grâce au management. Pour sortir de cette spirale, il faut produire des expériences singulières dont la complexité ne puisse pas être transformée en représentation.

Découvrez cette analyse en version papier dans le numéro 2-2017 de la Revue nouvelle : "Néolibéralisme(s)" Vers le site de la Revue nouvelle

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La leçon de Domenico Scandella « Menocchio »

Sans prétendre à la nouveauté il faudrait peut-être commencer par poser les différents problèmes qui justifient la nécessité d’une éducation populaire aux médias. Pour ne pas tomber dans la routine, nous prendrons néanmoins une situation un peu éloignée des exemples classiques sur les médias. Habituellement les médias sont représentés par les journaux écrits, la radio, la télévision ou plus récemment par des réseaux sociaux, on y reviendra. Mais le problème est plus large, d’une manière générale toute médiation pose des problèmes. Or chaque fois qu’un intermédiaire traduit des informations qui nous concernent, ou traduit ce qui nous concerne en informations, il y a une médiatisation. Bref, la question n’est pas nouvelle, elle ne date pas du XIXème siècle.

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Gouvernementalité

Lors de nombreuses formations s’est posé une question autour du rapport à l’État. Le concept de gouvernementalité nous parait utile pour continuer le travail.

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Culture d’élite ?

Quelques notes éparses prises lors des réunions du Conseil Social de Laeken : de plus en plus d’activités artistiques, et en même temps de plus en plus d’utilitarisme. Les activités « culturelles » sont souvent un outil et non une fin en elles-mêmes. Du coup des ateliers qui servent surtout comme alibi pour dire que l’activité de l’année a produit quelque chose (des photos pour le dossier). Des artistes obligés (à cause de la diminution des subsides directs à la culture d’une part, et de la remise en cause de leur statut d’autre part) de faire un travail rapide, efficace et fade. Un public obligé de venir pour ne pas perdre ses allocations…

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Lier le bien au commun

Il y a peu d’actions politiques dans l’Occident moderne qui ne se revendiquent du bien commun, entendu comme le bien de tout un chacun, fabriqué à partir de ce que tous les hommes auraient en commun, en tant qu’horizon. C’est le paradigme pastoral dont parle notamment Michel Foucault : le dirigeant politique est celui qui soigne, protège et guide une population. La colonisation ou la communication, deux expériences qui peuvent paraître éloignées, sinon opposées, ont cette caractéristique. C’est en utilisant ces deux exemples qu’on tentera de comprendre un peu mieux cette manière de faire de la politique au nom d’un bien commun.

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