Cette étude a été réalisée conjointement par le Collectif Formation Société (à Bruxelles) et l’équipe qui a porté le projet d’Université populaire de Paris 8 (à Paris). Elle propose une analyse circonstanciée et un bilan critique d’une expérience de 4 années d’un projet audacieux qui a tenté de lier éducation populaire et université, savoirs d’expériences et savoirs académiques, pédagogies actives face aux cours magistraux, éducation formelle et non formelle, à destination de publics « éloignés » de l’université, et pour certains n’ayant « même pas » le Bac… bref une expérience où tout était réuni pour qu’elle ne voie pas le jour. L’étude a été éditée dans le cadre d’un Cahier du Fil Rouge n°18.
Cette mode bavarde de tout rabattre sur la communication s’est installée. Elle continue à jacasser brouillement, laissant le champ ouvert aux techniciens du management pour prendre les décisions. Il y a donc un besoin de travailler un peu sur ces mots, et particulièrement sur les concepts qu’on utilise, parce qu’ils sont indispensables pour agir...
Pendant très longtemps et jusqu’à la fin du XIXème siècle et la moitié du XXème siècle, l’entrée à l’université demeure socialement élitiste. Même si les effectifs d’entrée ont augmenté, leur assise sociale reste très bourgeoise. Les publics fréquentant l’université appartiennent aux classes sociales favorisées, l’autre partie de la population, le peuple, n’y accède pas. Malgré la tentative de démocratisation de l’enseignement supérieur, les inégalités sociales d’accès restent encore fortes...
En décembre 2011, Alexia Morvan présentait au sein de l’Université de Paris VIII – Vincennes – Saint-Denis sa thèse de doctorat intitulée « Pour une éducation populaire politique. A partir d’une recherche-action en Bretagne ». Le propos n’est pas ici d’en donner un résumé, encore moins de la juger. Il s’agit plutôt de relayer à traves l’approche historique qu’elle fait de l’éducation populaire un certains nombre de préoccupations et de questionnements bien présents.