En Belgique francophone, de plus en plus d’adultes, dont une part importante de travailleurs peu « qualifiés », s’inscrivent dans des démarches de reprises d’études. Jusqu’au milieu des années 2000, les conditions d’accès à l’enseignement supérieur se sont avérées un frein pour la plupart d’entre eux : ne possédant pas le diplôme du secondaire supérieur (CESS) , « sésame » pour entreprendre la grande majorité des études supérieures universitaires ou non universitaires , ils auraient dû suivre des cursus de plus de 5 à 6 ans jalonnés d’examens de sélection ou passer les épreuves de jurys centraux dont le taux d’échec étaient particulièrement élevés, perspective amenant les potentiels candidats à la reprise d’études à renoncer a priori à leur projet. Ceux d’entre eux qui, malgré tout se lançaient dans la démarche, étaient en majorité confrontés à l’échec face à l’impraticabilité des épreuves.
Cette étude constitue le second volet d’une série d’analyses et études du Collectif Formation Société consacrées à la question des biens communs et du commun, qui résultent d’échanges lors de séances de formation de travailleurs dans le secteur de l’ alphabétisation (Lire & Ecrire) et du travail de l’Université populaire de Bruxelles sur l’ouvrage Commun, de Pierre Dardot & Christian Laval, publié en 2014 par La Découverte.
Réflexion sur le conflit comme opportunité pédagogique et condition à l’émancipation
Durant l’année 2012, le CFS asbl a initié et organisé un cycle long de formation au titre ambitieux : « Éducation populaire, émancipation et transformation sociale ». Il s’agissait de proposer un programme nous permettant, nous acteurs de l’éducation permanente, de réfléchir collectivement à nos conceptions de l’éducation permanente, d’analyser nos pratiques à l’aune des apports de spécialistes et praticiens… mais aussi et surtout de tordre le cou à un sentiment qui nous envahit trop souvent ces derniers temps...
Cette étude a été réalisée conjointement par le Collectif Formation Société (à Bruxelles) et l’équipe qui a porté le projet d’Université populaire de Paris 8 (à Paris). Elle propose une analyse circonstanciée et un bilan critique d’une expérience de 4 années d’un projet audacieux qui a tenté de lier éducation populaire et université, savoirs d’expériences et savoirs académiques, pédagogies actives face aux cours magistraux, éducation formelle et non formelle, à destination de publics « éloignés » de l’université, et pour certains n’ayant « même pas » le Bac… bref une expérience où tout était réuni pour qu’elle ne voie pas le jour. L’étude a été éditée dans le cadre d’un Cahier du Fil Rouge n°18.
Cette nouvelle étude de CFS et plusieurs autres analyses plus courtes, sont nées d’une rencontre et d’un mandat. Tout d’abord, la conférence et la rencontre personnelle avec Robert Castel, dans le cadre de l’Université populaire de Bruxelles, le 17 février 2011...
De multiples images hétéroclites illustrent nos conceptions du sport. Nous vous en proposons 24 au fil des pages de cette étude.