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La précarisation du travail à Bruxelles

Analyse critique
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3 journées de formation : mercredi 17 mai 2017, jeudi 18 mai 2017 et vendredi 19 mai 2017


Vous êtes animateur, formateur, travailleur social, militant… ? CFS organise en collaboration avec l’Ecole syndicale de Bruxelles une formation de 3 journées pour nous interroger ensemble sur l’émergence d’une forme de « précariat », qui met les travailleurs (NOUS ! et nos « publics ») dans une insécurité sociale et financière permanente. Le groupe sera composé de travailleurs associatifs et de délégués syndicaux.

En 2011, l’Université populaire de Bruxelles avait accueilli le sociologue Robert Castel (surtout connu pour son livre « les métamorphoses de la question sociale ») pour une conférence sur la question du « précariat ». Une réflexion approfondie sur le précariat à Bruxelles avait abouti à la publication en 2012 par CFS d’un « Cahier du fil rouge n° 16-17 », intitulé « Sur le précariat, hommage à Robert Castel ». Cet ouvrage est téléchargeable gratuitement sur notre site ICI.

Les nouvelles formes de technologies et les nouveaux modes de travail – l’économie numérique, l’ « ubérisation », la robotisation – modifient profondément l’emploi et le travail.

En effet, nombreuses sont les personnes qui travaillent mais qui connaissent une précarité d’existence plus que préoccupante. Certaines sont engagées avec des contrats précaires (CDD, intérim, à temps partiel forcé, etc.) qui ne leur permettent pas d’élaborer des projets de vie à moyen ou à long terme. D’autres ont réussi à obtenir un contrat à durée indéterminée, mais leur salaire est trop bas pour faire face à l’augmentation des charges de la vie et aux risques de l’existence (loyer, énergie, garde d’enfants, maladie, etc.). D’autres encore, travaillent dans de petites entreprises, sans défense collective interne et sont exposées à une pression de l’employeur telle que la stabilité de leur emploi devient incertaine. Le socle commun de ces trois situations, différentes, est la difficulté, voire même l’impossibilité pour ces travailleurs et leur famille de faire des projets à plus longue échéance, précisément à cause de l’insécurité professionnelle dans laquelle ils sont.

C’est pour approfondir ces nouvelles formes de précarisation du travail que nous organisons 3 journées de formation.

Au programme

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Jour 1 : Précariat, précarisation, précarité : de quoi parle-t-on ?

- Définition des notions-clés
- Représentation syndicale de la précarité
- Les indicateurs
- Jeunes et précarité

Jour 2 : Capitalisme sans entreprise

- Transformation au sein du monde du travail : émergence de boutiques de masse, nouvelles formes de relations de travail, faux indépendants, free-lance, travailleurs « uberisés »
- Travailleurs (horeca, transport, construction) et précarité
- Artiste et précarité

Jour 3 : Stratégie syndicale et associative

- La révolution numérique
- Lutte contre la précarité, focus sur des expériences européennes

Objectifs

- Donner aux participants les outils d’analyse des enjeux de la précarité croissante des travailleurs
- Créer et utiliser des outils didactiques permettant d’informer et de former des tiers (travailleurs associatifs, délégués syndicaux, grand public) sur ces thématiques ;
- Développer une analyse originale et critique de la précarisation du travail.
- Développer des solidarités entre travailleurs, et notamment avec les travailleurs fragilisés.

Intervenant-e-s

- Nicolas LATTEUR, formateur CEPAG, notamment auteur de « Le travail, une question politique » (2013)
- Stéphane THYS, Directeur de l’Observatoire bruxellois de l’emploi (Actiris / RBC)
- Laurent VOGEL, Chercheur Senior, Health and Safety, Working Conditions, European Trade Union Confederation (syndicalisme européen)
- Eric BUYSSENS, Directeur du Bureau d’études de la FGTB de Bruxelles.
- Maria VERMIGLIO, Directrice de la Centrale culturelle bruxelloise
- Alain LEDUC, CFS asbl, auteur de « le précariat à Bruxelles , retrouver une puissance d’agir ».
- Paola BONOMO, CFS asbl, auteure de « Au-delà de la fuite des cerveaux : les nouveaux migrants italiens travaillant dans le secteur de l’horeca de Bruxelles » (ULB).

Infos pratiques

Quand ? 3 journées : mercredi 17 mai 2017, jeudi 18 mai 2017 et vendredi 19 mai 2017 (8h30 – 16h00)
Où ? A CFS Rue de la Victoire 26, 1060 Bruxelles
Prix ? 40 € pour les 3 journées, (pause café, lunch du midi et un exemplaire de notre publication sur le précariat inclus)
Pour s’inscrire ? Compléter le formulaire d’inscription en ligne (CODE : précariat2017)

Un partenariat entre CFS et l’Ecole syndicale de Bruxelles
L’Ecole syndicale de Bruxelles est une initiative de la Centrale Culturelle Bruxelloise, avec le soutien du Centre d’Education Populaire André Genot (CEPAG) et de la Fédération Wallonie Bruxelles

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