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La fabrique de l’autre - Déconstruisons les imaginaires coloniaux

Analyse critique
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3 journées de formation : les mardis 9, 16 et 23 octobre 2018


3 journées pour défaire les représentations de l’autre héritée du colonialisme.

Le colonialisme est une entreprise d’envergure mondiale dont nous sommes encore largement tributaires. S’il a profondément affecté les territoires spoliés et les civilisations annihilées, il a aussi imprégné les structures de pensée de l’humanité entière, notamment par la voie de représentations, par la construction de poncifs, d’images, de récits, de mises en scène muséales.
Constructions scientifiques, imageries exotiques et fantasmagories tropicales : c’est une culture entière qu’il faut examiner et déconstruire. Ce à quoi s’emploient actuellement quantité d’artistes, d’ONG et d’associations.
Le CFS et l’ISELP leur donnent la parole !

AU PROGRAMME

JOUR 1 - Cinéma : propagandes, poncifs voilés, libérations

Le colonialisme s’est largement appuyé sur le cinéma comme levier de propagande pour faire valoir ses réalisations et ses conceptions, ainsi que pour mobiliser l’opinion. Par ailleurs, le cinéma tout entier s’est vu imprégner de l’imaginaire colonial (Tarzan, Lawrence d’Arabie, Zoulous…) tandis que depuis les années 1960, plusieurs cinéastes et artistes se sont engagés dans le soutien aux luttes de décolonisation ou dans la critique des héritages colonialistes.

Intervenantes :
LOREDANA BIANCONI, cinéaste, auteure notamment du film Oltremare (colonies fascistes) (2017) et MONIQUE MBEKA PHOBA, cinéaste, auteure notamment de Sorcière, la vie ! (2005) et de Sœur Oyo (2014)

JOUR 2 - Concerning Violence - Le colonialisme et sa fabrique d’images

- Introduction générale au colonialisme. L’introduction est basée sur le texte de Frantz Fanon Les damnés de la terre (1961) tel que mis en images par Goran Hugo Ollson dans son documentaire Concerning Violence (2014). Le texte de Fanon y est magnifiquement porté par la voix de Lauryn Hill.

Intervenant : LAURENT COURTENS, chargé à l’ISELP du centre de la parole, critique d’art.

- La valse des clichés : déconstruction des poncifs coloniaux à l’appui de réserves d’images de propagande, de publicités, d’illustrations…

Intervenant :
JULIEN TRUDDAÏU, chargé de projets et animateur chez CEC (Coopération par l’Education et la Culture). Cette ONG s’est beaucoup engagé dans la déconstruction des mythes coloniaux notamment par le biais de deux expositions et de leurs catalogues respectifs : Le Noir du Blanc (1991) et Notre Congo / Onze Congo, la propagande coloniale dévoilée. Julien Truddaïu s’est particulièrement investi dans ce dernier projet. Atelier de déconstruction des héritages coloniaux.

JOUR 3 - Décoloniser l’espace public, réinventer le musée

- A Bruxelles notamment, l’espace de la ville, les monuments historiques, les noms de rues et de places sont complètement imprégnés par l’histoire coloniale. En revanche, les figures de l’histoire nationale congolaise demeurent absents de l’espace public. La violence coloniale y est niée autant que la réalité des peuples colonisés et de leur combat pour l’indépendance. Une visite guidée thématique à Bruxelles permettra d’en prendre la mesure.

Intervenant : le CMCLD, Collectif Mémoire Coloniale et Lutte contre les Discriminations

- Bruxelles est aussi dépositaire d’un des plus vastes musées coloniaux d’Europe, le Musée dit de Tervuren ou Musées Royaux d’Afrique Centrale. En réfection à ce jour, cette institution est emblématique de l’emprise du colonialisme sur l’édification des savoirs et ses supports de transmission. Vaste entreprise de propagande, le musée cherche des voies pour reformuler ses missions à l’ère postcoloniale. Il demeure vivement critiqué

Intervenante : ANNE WETSI MPOMA, historienne de l’art, curatrice indépendante, consultante et chercheuse culturelle.

Méthodologie

Approche inductive et participative, à partir d’œuvres diverses : cinéma, images et articles de presse… qui seront examinées et analysées à la lumière de textes polémiques et d’œuvres contemporaines.

Animateur de continuité

Laurent Courtens est chargé à l’ISELP du centre de la parole, critique d’art.
Conception : Guillermo Kozlowski et Philippe Vicari CFSasbl et Laurent Courtens ISELP

Infos pratiques

Où ? CFS-pôle ep, rue de la Victoire 26 1060 Bruxelles
Quand ? 3 journées de formation : les mardis 9, 16 et 23 octobre 2018 (9h00-17h00)
Prix ? 150euros* (documents pédagogiques, pause-café et lunch du midi inclus)
Pour s’inscrire ? Remplir le bulletin d’inscription en ligne (CODE : fabrique2018)
*Le prix ne doit pas être un obstacle à l’inscription... Contactez-nous !

Capture d’écran : CONCERNING VIOLENCE (Göran Olsson, 2014)
En partenariat avec

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