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Le cauchemar d’un monde sans monstres

Analyse publiée dans le numéro 5-2017 de la Revue nouvelle : "Monstres"
Par Guillermo Kozlowski
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Les monstres doivent disparaître, dissous dans le savoir et la communication ; aller éventuellement se réfugier dans l’imaginaire, là où les savants de l’Église les ont poussé à partir de la fin du Moyen Âge. Vivoter dans un imaginaire dévalué, comme dans une sorte de réserve indienne, pour mieux prouver qu’ils n’existent pas vraiment.
Auparavant, dans les campagnes d’Europe et d’ailleurs, les monstres étaient une réalité, ils pouvaient être aussi bien adorés qu’honnis (souvent les deux à la fois). Les monstres agrègent autour d’eux, du moins dans notre imaginaire, des foules versatiles : tantôt des hordes haineuses, prêtes à lyncher des boucs émissaires ; tantôt une populace fascinée, prête à les suivre. Des paysans, avec des fourches, qui se demandent où ils vont les planter… Les monstres incarnaient la différence. Qu’est ce qu’un monde sans monstres alors ? Un monde respectueux des différences ? Faudrait voir…

Découvrez cette analyse dès maintenant en version papier dans le numéro 5-2017 de la Revue nouvelle : "Monstres"
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